Palais de Béhague

Musique et mondanité


Durant trente ans, la comtesse de Béarn reçut chez elle une société choisie.

La comtesse de Béarn invitait volontiers des compositeurs contemporains à diriger leurs œuvres. Ainsi, le 15 janvier 1902, le compositeur allemand Friedrich Gernsheim dirigea une symphonie dont il était auteur. Le 21 janvier 1903, Widor dirigea un orchestre pour un " charmant five o’clock musical ".

Le 6 avril 1905, Gabriel Fauré y dirigea son Requiem " avec un énorme succès " et la comtesse Potocka interprèta un concerto de Mozart accompagnée par un orchestre que dirigea Widor. En décembre de la même année, " quelques amis " sont conviés " à une réunion musicale pleine d’intérêt " au cours de laquelle ils peuvent entendre un " excellent orchestre " dirigé par Camille Chevillard.

La comtesse de Béarn semblait également ouverte à des répertoires qui sortent des sentiers battus. Ainsi, le 25 avril 1920, la compagnie de La Petite scène y donna une représentation devant les membres de la Revue critique. Le programme comporte des extraits de " L’idylle sur la paix " de Lully, d’ " Isabelle et Gertrude " de Blaise et Gluck et des " deux chasseurs et la laitière " de Duni. L’orchestre et les cœurs sont dirigés par Félix Raugel.

La salle byzantine accueillit aussi des concerts de charité, au bénéfice de l’Union mutualiste des femmes de France et des pauvres de Paris. Isadora Duncan y dansa en 1909.

Les derniers travaux dans l’hôtel eurent lieu au début du siècle. En 1902, la façade sur le jardin, inspiré par la colonnade du Louvre, fut exécuté par Walter - André Destailleur.

Des miroirs, au lieu des perspectives peintes utilisées au XVIlème siècle, permettaient au visiteur d’observer le reflet de l’hôtel et du jardin dans la grande arcade du portique de goût rocaille qui orne toujours le fond du jardin. Un lion de Georges Gardet, sculpteur contemporain de Martine de Béhague, est couché non loin de ce théâtre d’eau conçu par l’architecte Gonse.

Le jardin> était le règne d’une réelle fantaisie. Haies interrompues de buis soulignant les pelouses, clématites, chèvrefeuilles et roses qui semblaient s’épanouirent avec nonchalance sur la ferronnerie de l’escalier, thermes aux visages graves, fontaine et statues dites antiques, sarcophage disparaissant sous les fougères, nombreux arbres apporta ont leur ombre et leur fraîcheur permettaient au jardin de pallier ses petites dimensions par la multiplicité des points de vue qui y étaient ménagés.

En 1904, la façade néo-byzantine de la salle de théâtre, fut masquée par une autre inspirée du XVIIème siècle. L’entrée se fit dès lors par la rue. Le vestibule fut ponctué de colonnes à bossages rustiques. Le visiteur pouvait accéder soit à la Salle Byzantine débutant au premier étage, soit au grand escalier et au jardin. Ganymède, une très belle œuvre en marbre de style néo-classique du sculpteur Odoardo Fantacchiotti, y accueille le visiteur.

Les contemporains de Martine de Béarn ne s’y trompèrent pas et reconnurent le faste exceptionnel de l’hôtel de Béhague qu’elle avait marqué de ses idées dès sa jeunesse ; Rodin en 1901 la remercia de l’avoir accueilli dans son " musée vivant où tout était animé et dans l’ordre et la grâce des choses qui peuvent vous entourer ".

   

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