România

Les droits des Roumains qui travaillent en Grande-Bretagne ne doivent pas être mis en doute

​Le président Klaus Iohannis a affirmé lundi que la Roumanie soutenait le respect de la libre circulation des travailleurs et la non discrimination de ceux-ci, relevant que les droits des Roumains de Grande-Bretagne ne devaient pas être mis en doute quand il s'agissait de prestations sociales.

"Pour ce qui est de la quatrième section du paquet (proposé par le président du Conseil européen - n.r.), La liberté de circulation et les bénéfices sociaux, nous continuerons à soutenir l'importance du respect des principes fondamentaux visant la libre circulation des travailleurs et la non discrimination de ceux-ci. Les droits de ressortissants roumains qui travaillent en Grande-Bretagne ou dans d'autres pays membres ne doivent pas être mis en doute quant à l'accès aux prestations sociales", a affirmé Klaus Iohannis à la conférence commune avec le président du Conseil européen, Donald Tusk, qui effectuait une visite à Bucarest.

Il a ajouté que le paquet visant le Grande-Bretgne, qui sera débattu au Conseil européen à la fin de la semaine, stipulait la création d'un mécanisme de sauvegarde, qui permettrait à limiter pour un bref délai l'accès à certains types de prestations sociales spécifiques à ce pays pour les travailleurs citoyens de l'Union européenne voulant entrer sur le marché du travail.

"J'ai souligné le fait que pour la Roumanie il était important en tout premier lieu que le mécanisme de sauvegarde soit non discriminatoire, ait un caractère exceptionnel et une durée aussi courte que possible. La mise en place de celui-ci devra se fonder sur des justifications pertinentes", a relevé le chef de l'État.

Klaus Iohannis a souligné que la Roumanie tenterait à éliminer tout risque de discrimination pour ses citoyens quant à la possibilité offerte aux États membres d'indexation des indemnités pour les enfants si ceux-ci ne se trouvaient pas avec les parents dans le pays où ils travaillaient. Il a ajouté que la Roumanie sera préoccupée à ce que la possible indexation ne s'élargisse pas à d'autres prestations sociales.

"J'ai relevé qu'il était improtant que l'application des deux mécanismes ne soit pas rétroactive, de sorte que les citoyens qui travaillaient déjà sur le marché du travail d'un État membre hôte n'en soient pas affectés. Ainsi, ces mécanismes devraient s'appliquer seulement aux personnes nouvellement entrées sur le marché du travail, après l'entrée en vigueur de ces mesures", a affirmé le chef de l'État.

Il a ajouté que le paquet proposé par le président du Conseil européen visant la Grande-Bretagne, qui sera adopté à la fin de cette semaine à Bruxelles, entrera en vigueur seulement après que ce pays aura confirmé officiellement souhaiter conserver le statut de membre de l'UE.

Le président Iohannis a mentionné que, pour ce qui était des trois premières mesures proposées dans ce paquet sur la gouvernance économique, la compétitivité et la souveraineté, la Roumanie étai prête à les soutenir.

"On a fait toujours état d'ouverture pour l'identification de solutions pertinentes parce que nous estimons qu'il est très important que la Grande-Bretagne reste à l'intérieur de l'UE. L'Union européenne a besoin de la Grande-Bretagne et la Grande-Bretagne a besoin de l'UE", a affirmé Klaus Iohannis.

Le président du Conseil européen a pour sa part déclaré que la réunion du CoE à la fin de la semaine sera "cruciale, avec les plus grands défis de l'agenda de l'Union", le statut de membre du Royaume Uni et la crise de la migration. "On ne saurait se permettre d'échouer à aucun de ces sujets", a relevé l'officiel européen.

Donald Tusk a précisé que les négociations étaient difficiles, mais bien importantes. "En jeu il y a le statut de membre de la Grande-Bretagne dans l'UE. Une question dont seul le peuple britannique pourra décider. En jeu il y a aussi l'avenir de l'UE, dont il nous faudra décider tous et où ne doivent pas être faits de compromis sur les libertés et les valeurs fondamentales", a dit le président du CoE.

Tusk a averti que c'était "un moment critique". "Après l'entretien d'aujourd'hui avec le président Iohannis et le Premier ministre Cameron, avec le président Hollande et avant l'entrevue avec le Premier ministre Tsipras, le Premier ministre Sobotka et la chancelière Angela Merkel de demain, j'ai un seul commentaire à faire. C'est un moment critique, le temps est venu de commencer à écouter les arguments des autres plus que les nôtres. Il est normal que les positions deviennent plus fermes aux négociations, au fur et à mesure qu'on s'approche du moment de la décision, mais le risque de séparation est réel parce que ce processus est vraiment fragile. Il faudra l'aborder avec attention car ce qui est déchiré ne peut pas être réparé", at-il relevé.

Source: l'Agence nationale de presse roumaine AGERPRES

 

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