România

Klaus Iohannis: J'invite le milieu d'affaires francophone à s'associer aux universités roumaines

Le président Klaus Iohannis a déclaré mardi que la Roumanie souhaitait que dans l'avenir proche le côté économique de la Francophonie, y compris du point de vue régional, se développe. Dans ce contexte il a invité le milieu d'affaires francophone à s'associer aux universités roumaines.

"Je profite de cette occasion et j'invite le milieu d'affaires francophone à s'associer aux universités roumaines pour qu'un nombre aussi grand que possible de jeunes gens parlant français aient la possibilité de perfectionnement professionnel en Roumanie", a dit le chef de l'État à l'événement consacré au Jour international de la Francophonie, organisé au Palais de Cotroceni.

Il a souligné que la Francophonie était un puissant réseau d'institutions et projets, un cadre complexe de relations entre gens et pays, une perspective  profondément humaine sur le développement de la société.

"En qualité d'État membre de l'UE et de l'OTAN, la Roumanie voit dans sa participation à l'Organisation internationale de la Francophonie une opportunité de plus de contribuer au règlement des grands défis d'aujourd'hui dont la réduction des décalages économiques, des chances réelles pour les jeunes gens et le combat contre le terrorisme qui deviennent, malheureusement, des choses toujours plus préoccupantes", a affirmé Klaus Iohannis.

Le président roumain a relevé que la Roumanie, en tant que 'pays-phare' de la Francophonie dans la région, était consciente de sa responsabilité et sa mission.

"Nous sommes fiers d'accuellir à Bucarest le Bureau régional de la Francophonie, ainsi que le Bureau régional de l'Agence universitaire de la Francophonie. Ceux-ci nous donnent la possibilité d'avoir une relation très serrée avec les projets globaux ou régionaux de l'organisation", a affirmé le chef de l'État.

Klaus Iohannis a relevé qu'à l'aide des bourses 'Eugen Ionescu' la force de la science avait relié 37 pays à 25 universités de Roumanie, par 600 étudiants post-université, auxquels s'ajoutaient cet an 80 autres boursiers. Il a fait état de son espoir que cet instrument continue à se développer.

Le président s'est félicité de l'accord entre le ministère de l'Éducation et l'Agece universitaire de la Francophonie, relevant que c'était un bon signal pour l'avenir de la relation entre les programmes de l'Organisation internationale de la Francophonie et les priorités roumaines.

"Nous soutenons le Plan régional d'action récemment adopté, comme expression concrète de la Francophonie des solutions, qui place le développement durable, l'éducation et la problématique de la jeunesse parmi ses grands objectifs", a ajouté Klaus Iohannis.

Les objectifs du mouvement francophone et ceux du programme national 'La Roumanie éduquée' sont, selon le président, convergents.

"Les préoccupations pour un statut et un rôle mieux précisé des enseignants de français, ainsi que pour les programmes d'études francophones pourraient trouver une solution durable dans le cadre du débat sur le système national d'éducation. La Francophonie doit être davantage un cadre des solutions de carrière, une source de compétences réelles", a dit Iohannis.

"La langue de la France a été pour les Roumains, ainsi que pour bien des autres peuples, l'onde porteuse de l'humanisme européen. Il continue aussi à présent nous rapprocher et donner du sens à nos projets", a ajouté le chef de l'État.

Klaus Iohannis a relevé que les objectifs de l'OIF, ses valeurs et ses missions étaient plus actuels que jamais. 'La liberté d'expression ou l'observation des droits fondamentaux de l'homme, ainsi que la garantie effective des conditions pour l'exercice des droits économiques et sociaux des jeunes gens sont encore inaccomplis dans de nombreux endroits. Je tiens à souligner notre engagement quant au soutien du dialogue culturel et au respect de la diversité, pour une société où l'éducation soit un levier efficace censé éviter l'extrémisme et l'intolérance", a dit Iohannis.

Il a recommandé aux élèves, aux étudiants, aux enseignants et aux spécialistes de protéger et utiliser l'héritage de la Francophonie comme une importante ressource de formation et accomplissement personnel et professionnel.

"Par vous, appuyée sur la force des mots de ce jour - liberté, égalité, solidarité, fraternité, diversité, universalité -, la Roumanie peut être puissante, peut être le pays de la dignité humaine et l'endroit où réalisent leurs rêves ceux qui y vivent", a conclu Klaus Iohannis.

À l'événement du Palais de Cotroceni ont participé aussi le ministre de l'Éducation, Adrian Curaj, le ministre des Affaires étrangères, Lazar Comanescu, enseignants, étudiants, élèves, représentants des autorités et des ONG, entrepreneurs.

Le ministre Comanescu a souligné que, dans le contexte de la mondialisation, l'utilisation du français constituait toujours plus un atout facilitant l'accès des jeunes gens au marché du travail et à la performance professionnelle.

"Je vous encourage, chers jeunes gens, à considérer la langue française comme un investissement dans votre avenir social et professionnel", a-t-il dit.

Source: l'Agence nationale de presse roumaine AGERPRES

 

 

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