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Le changement des mentalités visant l'Holocauste ne saurait se faire sans une éducation solide

​Le changement des mentalités visant l'Holocauste ne saurait se faire sans une éducation solide et en absence d'une plateforme robuste de débats sur les événements tragiques du XXème siècle, a déclaré mardi le président Klaus Iohannis.

"Au nom de l'État roumain je rends aujourd'hui un pieux hommage à tous ceux qui ont été il y a 75 ans les victimes du pogrome et des actions xénophobes, racistes et antisémites de cette époque-là et j'honore le petit nombre de survivants. Cette grande tragédie des juifs a été aussi la tragédie de la Roumanie. C'est la raison pour laquelle nous tentons à présent, après tant de décennies, à savoir et comprendre ensemble pourquoi, par qui et surtout comment a été possible un crime de proportions pareilles au milieu du monde civilisé, dans la capitale de la Moldavie", est-il dit dans le message du chef de l'État rendu public à l'occasion de la commémoration de 75 ans depuis le pogrome de Iasi (28-30 juin 1941).

Klaus Iohannis affirme qu'aux assassinats perpétrés ces jours-là ont participé 'les autorités de l'État roumain, aux côtés d'unités allemandes, mais il y a eu aussi des gens de la rue, voisins, connaissances devenus complices aux crimes voire des auteurs".

Le président estime que les actuelles générations ont le devoir moral de ne pas oublier ce qui s'est passé et de commémorer les victimes du massacre de l'été de 1941.

"Les jeunes gens d'aujourd'hui ont eu la chance de ne pas vivre de tels moments déshonorants pour la nation roumaine. Pour eux, mais aussi pour les générations suivantes, nous fournissons tous les efforts pour faire connaître et assumer ce passé sombre et, par dessus tout, apprendre les leçons nécessaires, de sorte que les valeurs universelles et l'idée de tolérance soient observées fermement", relève Klaus Iohannis.

Il affirme en échange que la Roumanie a aussi "des raisons d'être fière", rappelant que cet an le pays a repris la présidence de l'Alliance internationale pour la Mémoire de l'Holocauste.

Selon le chef de l'État, cela représente une confirmation au plus haut niveau des résultats positifs enregistrés lors de la dernière décennie, ainsi qu'un "encouragement pour la poursuite des démarches dans le sens d'assumer l'histoire récente et de conserver la mémoire de l'Holocauste.

Le président a réitéré son soutien à la création en Roumanie d'une Musée de l'Holocauste, initiative qu'il considère comme "nécessaire et urgente", encourageant les autorités locales à continuer à identifier et conserver les espaces qui évoquent l'histoire du pogrome de Iasi.

"La préservation de la mémoire de l'Holocauste et du patrimoine culturel juif n'est pas seulement un acte nécessaire, mais aussi l'un patriotique parce qu'elle contribue à la cultivation de la mémoire nationale...Si on parvient à nous définir les prochains ans, comme l'on a envisagé, dans un modèle régional de recherche et de conservation de la mémoire de l'Holocauste, nous montrerons non seulement qu'on a appris les leçons du passé, mais aussi qu'on a fait de cela un exemple de bonne pratique que d'autres, à cette époque compliquée, pourront utiliser", a conclu Klaus Iohannis.

Source: l'Agence nationale de presse roumaine AGERPRES

 

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