România

Klaus Iohannis: La Roumanie commence à entrer dans son rôle normal d'important acteur régional

Le président Klaus Iohannis a déclaré samedi, à l'issue du Sommet de l'OTAN de Varsovie, que la Roumanie commençait à entrer dans son rôle normal d'important acteur régional.

"Nous avons agi les premiers ans (dans l'OTAN et l'UE - n.r.) comme une sorte d'invité à quelques obligations, à savoir nous y avons adhéré et nous nous y sommes conformés, nous avons fait ce qu'on nous a dit, ce qui est correct en essence", a relevé Klaus Iohannis à une conférence de presse.

Il a ajouté qu'en ce qui concernait l'Union européenne la Roumanie a manqué malheureusement de plan, mais a précisé que, par le projet de pays, seront définies les ambitions de l'État. Il a également affirmé que, pour ce qui était de l'OTAN, les choses avaient avancé encore plus lentement.

"Nous sommes restés bien des années dans une position de pays allié qui recevait de sécurité, nous avons été un bénéficiaire de la sécurité définie par l'OTAN. La Roumanie a bénéficié, grâce aussi à cet appui reçu, d'un développement positif et bénéfique aux pays et aux Roumains. Ainsi, nous avons eu de la chance que dans le domaine de la sécurité sont apparues des ambitions plus grandes que d'être simplement un bon exécutant. Nous avons une direction de l'armée compétente et ambitieuse et la Roumanie commence ainsi à entrer dans son rôle normal d'important acteur régional. Nous envisageons d'être un acteur, d'être actifs, nous voulons projeter dans la région de la sécurité et de la stabilité. Les alliés ont reconnu que nous avons accédé au prochain niveau, non seulement comme ambition, mais que nous avons aussi des ressources. Ils nous ont donné deux unités de l'OTAN dont l'une est déjà d'importance régionale. La Roumanie alloue d'importantes ressources à cet égard. Personne ne doit s'imaginer que ces questions se passent de soi", a dit Klaus Iohannis.

Il a souligné que la Roumanie avait fait des progrès dans l'OTAN.

"Nous sommes parvenus à donner une unité militaire à la Pologne pour les soutenir. Chose impossible à imaginer il y a quelques ans, nous sommes arrivés non seulement d'avoir des forces alliées en Roumanie, mais à commander. Nous avons proposé, créé cette brigade et nous la commandons. Les autres viennent être avec nous. C'est une réalisation exceptionnelle qui a été possible parce que notre armée, l'armée roumaine, s'est avérée sérieuse, compétente et stable. On a prouvé ces choses tout d'abord dans les nombreux théâtres d'opérations où nos militaires ont été avec des commandants capables, dévoués, qui ont créé un renom à l'armée roumaine. Et alors a été possible ce développement qui nous aligne sur les autres alliés", a relevé le chef de l'État.

Le président Klaus Iohannis a également annoncé qu'à la réunion des ministres de la Défense d'octobre prochain seront faites les premières clarifications visant l'initiative à la mer Noire, soulignant qu'il ne fallait pas exister d'inquiétudes relatives à des affirmations de quelques politiciens.

"À cause de l'actuelle phase il y a, semble-t-il, des opinions différentes, je répète semble-t-il, parce qu'on est en plein processus de réflexion. Il n'existe pas pour le moment de conclusion commune des alliés. Pour différentes raisons, des politiciens, les militaires plus rarement, font des affirmations qui ne représentent pas le point de vue de l'OTAN, mais leurs propres points de vue - d'habitude ni même leurs points de vue, mais des pensées qu'ils auraient relativement à cette collaboration à la mer Noire. Tout cela ne doit pas nous inquiéter, mais au contraire, nous réjouir parce que cela signifie qu'une réelle préoccupation existe pour trouver la meilleure solution pour la mer Noire...Nous attendons avec confiance la réunion ministérielle d'octobre, qui apportera les premières clarifications. Je crois que celle-ci aussi ne sera qu'un pas car l'OTAN ne pourra pas mettre en place une mesure si ample... Ce sera probablement un premier pas, un peu plus concret, qui va coaguler les idées", a dit le chef de l'État à la conférence de presse conjointe avec son homologue polonais, Andrzej Duda.

Il a précisé que d'autres réunions suivront, au prochain sommet de l'OTAN les alliés devant prendre une décision qui devra être implantée dans ce cas-là.

"Je suis d'avis que le sommet qui a pris fin hier signifie aussi une grande responsabilité pour nous car les décisions ont été prises, mais leur mise en place nous revient et le fait que nous avons discuté ensemble aujourd'hui, Monsieur le président, de la manière de procéder à l'implantation commune de ces conclusions c'est déjà une chose excellente et nous trouverons sans doute les meilleures voies pour mettre en place ce que nous avons décidé ensemble à ce Sommet", a affirmé Iohannis dimanche, à la conférence de presse conjointe.

"Le fait que des opinions différentes existent encore n'est point inquiétant. Il est très bien qu'on discute et que les gens viennent avec leurs propres idées dans ce concept et la seule chose dont on a décidé à ce sommet est que cette initiative se poursuivra", a ajouté Klaus Iohannis.

Le président a souligné qu'au sommet de Varsovie les alliés avaient reconnu l'importance stratégique de la mer Noire et la nécessité d'un concept opérationnel.

L'offciel polonais a pour sa part affirmé que l'entrevue avec son homologue roumain représentait une conclusion symbolique du sommet de l'OTAN. 'Nous souhaiterons à approfondir la collaboration militaire avec la Roumanie", a affirmé Duda.

Il a ajouté que, dans le cadre d'Enhanced Forward Presence sera envoyée en Pologne une compagnie de l'armée de Roumanie pour consolider les forces de l'Alliance.

Le président de la Pologne a relevé que l'entretien avec Klaus Iohannis avait visé aussi la consolidation des processus démocratiques dans la République de Moldavie.

"La Roumanie est la plus intéressée à cet égard, c'est un voisin et cette question est très importante pour la sécurité et pour l'apaisement de la situation d'Ukraine. Cet intérêt particulier de Monsieur le président pour les questions liées à la Moldavie sont normales. Mais c'est important aussi pour nous parce qu'il faut approfondir la sécurité vers l'Est, vers nos frontières. Ces questions sont un défi et pas une nouvelle charge", a conclu le chef de l'État polonais.

Source: l'Agence nationale de presse roumaine AGERPRES

 

Visite à Paris du ministre de l’agriculture et du développement rural

02/14/18

Très bonne rencontre du ministre de l’agriculture et du développement durable, M.…

Remise de médaille à l’Attaché des Affaires intérieures

01/26/18

Félicitations à notre collègue, M. Cătălin IONESCU, Commissaire divisionnaire de…