România

Entrevue Dacian Ciolos – Beata Szydlo

​Le Premier ministre Dacian Ciolos a déclaré samedi, à Gura Humorului, au début de l'entrevue avec son homologue polonais Beata Szydlo, que les relations bilatérales entre la Roumanie et la Pologne étaient très intenses et que toutes les prémisses existaient pour les renforcer et coordonner les points de vue dans les questions européennes.

« C'est une période avec des relations bilatérales très intenses et je pense avoir toutes les prémisses de pouvoir travailler ensemble tant pour renforcer les échanges entre nous, entre la Roumanie et la Pologne, que pour coordonner nos points de vue dans les questions européennes.  Avec la Pologne, outre les relations historiques, nous avons la chance d'avoir en Roumanie une communauté de Polonais que nous considérons comme un pont entre nos pays », a relevé le Premier ministre Dacian Ciolos au début des pourparlers au plénum des délégations roumaine et polonaise, selon un enregistrement mis sur le site du gouvernement.

Le chef de l'exécutif s'est rendu samedi dans le département de Suceava à l'occasion de la visite de travail que Beata Szydlo effectuait en Roumanie.

À cette même occasion, Dacian Ciolos a déclaré aussi  que l'Union européenne (UE) était un élément de maintien de la paix et de stabilité, mais qu'il faudrait construire également des instruments qui mènent à la prospérité.

« La paix est très importante et l'UE est sans doute un élément de maintien de la paix et de stabilité, mais, en dehors de cela, il faudra construire aussi des instruments qui mènent à la pospérité, à la croissance de la prospérité dans l'UE et qui nous permettent de faire face aux défis auxquels se confronte l'Union. Nous avons abordé des sujets tels le combat contre le terrorisme, la migration, qui ne sauraient être évités dans les discussions visant l'avenir de l'UE...Nous pensons que des mesures pourraient être prises dans la prochaine période sans modifier les traités européens, mesures qui mènent tant à une amélioration du fonctionnement des institutions européennes et à un rapprochement du processus de décision et institutionnel européen des citoyens qu'à une révision de quelques politiques communautaires qui tiennent compte mieux des actuelles réalités », a relevé le Premier ministre Dacian Ciolos dans une déclaration de presse conjointe avec son homologue polonais, à Gura Humorului.

Selon le chef de l'exécutif roumain, la continuité du projet européen est un élément essentiel. « D'autre part, il faut avoir une approche qui soit liée bien plus que dans le passé aux attentes des cityoyens visant l'UE. Il faudra nous concentrer sur les modalités de travail, de préparation des décisions et de mise en place de politiques qui tiennent compte en tout premier lieu des attentes des citoyens européens, décisions qui mènent à l'amélioration des conditions de vie dans l'UE », a affirmé Dacian Ciolos.

Il a ajouté que la Roumanie et la Pologne étaient intéressées que dans l'avenir existent une politique de cohésion et une politique agricole commune.

« Ce sont deux politiques qui impliquent une partie consistante du budget européen. Il faut commencer à penser dès maintenant de quelle manière définir à nouveau des politiques pour qu'elles répondent mieux aux actuelles réalités du point de vue des nécessités réelles, des investissements sur les lieux, mais aussi du point de vue de l'utilisation plus efficace du budget », a précisé Dacian Ciolos.

Le Premier ministre roumain a mentionné que les préparations avaient débuté pour accueillir la brigade multinationale qui sera logée sur le territoire de la Roumanie.

« Pour ce qui est des résultats du Sommet de l'OTAN de Varsovie, nous restons en contact avec la Pologne pour mettre en place les décisions prises dans la capitale polonaise...Le gouvernement a déjà établi que les ministères des Affaires étrangères et de la Défense nationale réalisent un plan de mesures et un calendrier dans la prochaine période, jusqu'à la fin de l'année, de sorte que les décisions soient matérialisées. Ce sujet a été abordé aussi dans le cadre du Conseil suprême de Défense du Pays...Les préparations ont été entamées du point de vue de l'infrastructure nécesaire pour accueillir la brigade multinationale. Nous avons déjà des confirmations et la Pologne aussi a confirmé le maintien de l'engagement pris pour cette présence. Ce sujet a été évoqué dans l'entre vue avec Madame la Première ministre', a relevé Dacian Ciolos.

Selon l'officiel roumain, ce sujet se trouve en permanence sur l'agenda des ministres de la Défense et des Affaires étrangères de Pologne et de Roumanie.

« Les ministres des AE ont organisé ensemble une visite en Turquie aussi pour discuter des suites des décisions du Sommet de l'OTAN de Varsovie et d'autres aspects d'intérêt régional...De ce point de vue, nos relations de collaboration du côté de la politique étrangère et de celle de défense, militaire sont excellentes entre la Roumanie et la Pologne. C'est un sujet qui s'est retrouvé aussi sur l'agenda des présidents de la Roumanie et de la Pologne », a ajouté Dacian Ciolos.

À cette même occasion, le Premier ministre roumain a déclaré qu'il était important de maintenir le dialogue entre l'UE et la Turquie, y compris quant aux engagements que cette dernière avait pris visant la question de la migration illégale vers l'Union.

« Nous avons salué les résultats de la récente visite que les ministres des AE de Pologne et de Roumanie avaient effectuée à Ankara, en Turquie. Nous sommes d'avis qu'il est important de maintenir le dialogue entre l'UE et la Turquie. Pour nous aussi l'évolution de Turquie est très importante, non seulement du point de vue de la relation de la Turquie avec l'UE, du rôle de la Turquie dans le maintien de la sécurité et de la stabilité dans la mer Noire, mais aussi de celui des engagements turcs pour ce qui est de la question de la migration illégale vers l'UE. Le maintien de la relation avec la Turquie est important aussi de ce point de vue », a mentionné le chef de l'exécutif roumain.

Dacian Ciolos a précisé que pour la Roumanie et la Pologne le maintien du partenariat oriental sur l'agenda européen était un sujet important.

« J'ai remercié la Pologne de la manière dont elle avait préparé le plus récent Sommet de l'OTAN, lors duquel avaient été abordés des sujets importants pour le flanc oriental de l'UE, pour la défense de ce flanc et pour des mesures de découragement dans cette partie de l'Europe », a relevé Dacian Ciolos.

Selon celui-ci, la Roumanie et la Pologne sont intéressées que l'UE maintienne sur l'agenda la coopération avec l'Ukraine et la République de Moldavie.

« Nous avons abordé plus en détail nos relations avec l'Ukraine, la République de Moldavie. La Roumanie et la Pologne sont intéressées que l'UE maintienne sur l'agenda la coopération avec ces pays et que les réformes continuent à être soutenues...En Ukraine sont importantes la mise en place et la réalisation des décisions prises à Minsk. Dans les deux pays il est important de maintenir la tendance visant les réformes et l'UE devra continuer à les soutenir. Mais nous avons commencé à aborder de nouvelles idées pour renforcer le partenariat oriental », a poursuivi le Premier ministre roumain.

« L'UE ne sera plus la même après que la Grande-Bretagne l'aura quittée...Nous pensons qu'il faudra profiter de ce moment de tournant et discuter de mesures à être prises à court et long termes pour améliorer le fonctionnement de l'Union et la rendre plus crédible aux yeux des citoyens. Il est très important d'éviter des forces et des phénomènes centrifuges européens et de rester unis », a affrmé le chef de l'exécutif roumain.

Dacian Ciolos a souligné que la Grande-Bretagne continuera à être un partenaire stratégique pour la Roumanie.

« Pour la Roumanie aussi la Grande-Bretagne demeure un partenaire stratégique...Nous sommes intéressés que les négociations de sortie du pays de l'UE n'élimine pas la Grande-Bretagne de certains projets de collaboration au sein de l'UE dont la politique de sécurité commune et de défense », a précisé Dacian Ciolos. « Nous sommes d'avis que cette analyse devra dépasser la défense militaire, penser comment on pourra travailler ensemble de manière plus efficace au niveau européen pour intervenir dans des questions plus vastes liées à la sécurité telles le terrorisme, la défense contre des désastres naturels, la capacité et la force de réaction rapide de l'UE », a dit le Premier ministre.

Un sujet d'intérêt commun pour la Pologne et la Roumanie et la manière dont sera définie l'application de la libre circulation des personnes. « La libre circulation des personnes et des travailleurs de l'UE dans la Grande-Bretagne est un sujet important dans le contexte des négociations et de l'accès de la Grande-Bretagne au marché commun européen », a affirmé Dacian Ciolos.

Selon lui, la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE aura un impact aussi sur la manière dont sera conçu le budget européen. « Dans le budget européen, à présent, la politique de cohésion et la politique agricole commune représentent une partie importante...L'UE devra continuer à avoir un budget consistant pour financer des politiques communautaires », a ajouté le chef du cabinet roumain.

Le Premier ministre a mentionné que la Roumanie désirait sontinuer la coopération avec le Groupe de Viségrad.

« Pour ce qui est de la participation à des consultations avec le Groupe de Viségrad, de telles consultations ont eu lieu et sans doute elles se poursuivront. Dans certains sujets d'intérêt commun, la Roumanie a fait valoir sa disponibilité de participer à un dialogue pareil. D'autre part, nous sommes intéressés...à dialoguer aussi avec d'autres États membres. Il est très important de montrer que par ces consultations nous ne contribuons pas à l'accentuation des failles eixstantes à présent entre différents groupes de pays membres de l'UE, mais au contraire, les consultations peuvent mener à une meilleure identification...des points d'intérêt commun et faire ainsi que le processus de décision européen entre les 28 et à l'avenir 27 États membres fonctionne aussi bien que possible. Partant de cette approche, la Roumanie est prête à poursuivre la coopération avec le Groupe de Viségrad, d'autant plus que des sujets d'intérêt commun existent auxquels on travaille de concert à différents niveaux de consultation », a dit Dacian Ciolos.

Beata Szydlo a pour sa part mentionné que le Groupe de Viségrad était ouvert à diverses formes de collaboration. « Pour ce qui est de la collaboration V4, le Groupe de Viségrad est ouvert à différentes formes de collaboration. Nous sommes dans un cadre ouvert et nous pouvons collaborer ensemble pour trouver de meilleures solutions. Si Monsieur le Premier ministre le souhaite, une telle réunion sera organisée », a affirmé la Première ministre polonaise.

Dacian Ciolos a relevé dans le même contexte que les échanges commerciaux entre la Roumanie et la Pologne étaient en hausse, les deux pays devant collaborer aussi quant aux exportations dans la zone asiatique et eurasiatique.

« Les échanges commerciaux sont en hausse ces derniers ans et le potentiel de développement est encore plus grand. Nous avons convenu de travailler ensemble aussi dans des projets qui nous aident à pousser du point de vue commercial les exportations vers la zone asiatique et eurasiatique. Tant la Pologne que la Roumanie ont des intérêts dans cette zone et même à l'aide de fonds européens nous pouvons préparer quelques projets conjoints. Nous avons convenu d'organiser dans la prochaine période une réunion de la commission mixte économique roumano-polonaise », a annoncé Dacian Ciolos, précisant que les pays asiatiques avaient un important potentiel de croissance économique de consommation.

« Il y a un important potentiel là-bas, c'est la raison pour laquelle je me suis rendu en visite au Vietnam et en Mongolie. J'ai appris qu'un membre du gouvernement sud-coréen devra effectuer une visite en Roumanie...L'UE a des accords commerciaux ou négocie des accords commerciaux de libre échange avec beaucoup de ces pays asiatiques, qui ont un important potentiel de croissance économique, par la suite de consommation aussi. La Roumanie a des relations traditionnelles qui facilitent maintenant les contacts commerciaux », a précisé Dacian Ciolos.

Selon celui-ci, il y a de la demande pour des exportations dans le domaine agro-alimentaire.

« La Roumanie est depuis quelques années un exportateur de céréales. Il y a aussi une demande pour la viande boeuf et de mouton. Nous essayons d'organiser avec le ministère de l'Agriculture une chaîne de production et de traitement de la viande de mouton, qui soit ensuite exportée...Une demande existe dans des pays de la zone du Golfe. Même dans l'Europe du Sud je crois qu'il y aura un potentiel d'exportation...Mais il est très important que...les producteurs et les entités de traitement soient très bien organisés », a souligné le chef de l'exécutif de Bucarest.

Il a précisé que le secteur des produits laitiers de Bucovine avait un potentiel de valorisation à l'exportation.

« J'ai suggéré de penser aussi au secteur des produits laitiers, cette zone de Dorna - Bucovine ayant un important potentiel non seulement de production, mais aussi de consommation parce qu'on enregistre une demande en hausse pour le tourisme rural et cela signifie une consommation locale accrue...qui pourrait aider une zone telle la Bucovine, la région de Dorna à se forger une marque qui soit ensuite mise en valeur aussi à l'exportation », a conclu Dacian Ciolos.

Source: l'Agence nationale de presse roumaine AGERPRES

 

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