La Roumanie en bref

Culture

Culture, Arts, Spiritualité

Arts plastiques. L’ampleur et l’éclat des fresques intérieures et notamment extérieures des monastères du Nord de la Moldavie (XVIe s.) - Voronet, Moldovita, Sucevita, Arbore, Humor, etc. - ont déterminé le grand byzantinologue André Grabar à considérer ce phénomène artistique comme «un livre illustré ouvert à toutes ses pages».

Tout en conservant ses liens avec le fonds byzantin et avec celui populaire, la culture roumaine de l’époque moderne manifeste une forte tendance de ralliement aux mouvements artistiques européens, d’où sont venus, suc­cessivement, des échos renaissants, romantiques, académiques, impressionnistes, expressionnistes. Nico­lae Grigorescu et Ion Andreescu, aux côtés de Stefan Luchian, constituent la triade des fondateurs de la peinture roumaine moderne.

La sculpture moderne roumaine a été marquée par l’ap­parition de Constantin Brancusi, celui qui a fait restructurer le langage sculptural du XXe siècle.

Livres anciens. Dans les musées des monastères, les bibliothèques universitaires et de l’Académie roumaine, dans les archives des grandes villes de Roumanie on conserve des manuscrits enluminés de grande valeur artistique. Au XVIe siècle sont fondées des imprimeries à Bucarest, Targoviste, Brasov, Iasi, Alba Iulia, Ramnic, Buzau, Blaj. A partir de 1559, le diacre Coresi déploie une activité soutenue à son imprimerie de Brasov, où il imprime en roumain le Catéchisme.

Littérature. Les commencements de la littérature culte originale en langue roumaine se situent aux XVIIe-XVIIIe siècles, l’époque où ont écrit leurs œuvres les chroniqueurs Grigore Ureche, Miron Costin, Ion Neculce, l’humaniste Constantin Cantacuzino et notamment le prince encyclopédiste Dimitrie Cantemir, écrivain, historien et philosophe de renommée européenne, membre de l’Académie de Berlin.

La seconde moitié du XIXe siècle a été l’époque des grands classiques de la littérature roumaine: Mihai Eminescu, le poète natio­nal, le prosateur Ion Creanga et le dramaturge et prosateur I.L. Caragiale.

Au XXe siècle la littérature roumaine a enregistré une évolution ascendante, culminant par la brillante génération des écrivains affirmés à l’entre-deux-guerres: les prosateurs Mihail Sadoveanu, Liviu Rebreanu, Camil Petrescu et Mircea Eliade (devenu célèbre en tant que historien des religions), le poète, philosophe et dramaturge Lucian Blaga, les poètes Tudor Arghezi, Ion Barbu, George Bacovia, les critiques littéraires et esthéticiens Eugen Lovinescu, Tudor Vianu,et George Calinescu, le dernier connu aussi comme romancier.

La Roumanie a été l’un des principaux berceaux de l’avant-garde littéraire européenne, grâce à des personnalités comme Tristan Tzara (fondateur du dadaïsme).

Certains de ces écrivains continuent leur œuvre durant l’après-guerre, en évitant autant que possible les compromis imposés par l’idéologie totalitaire. D’autres choisissent l’exil, où il acquièrent une notoriété internationale, tel le dramaturge Eugène Ionesco, devenumembre de l’Académie française.

Théâtre. Les débuts du spectacle dramatique ont été les formes primitives du théâtre populaire autochtone et les spectacles organisés aux cours des voïvodes ou des grands boyards. En 1817, a été inauguré le Théâtre d’Oravita, le premier théâtre en langue roumaine, en 1818, le Théâtre d’Arad;  en 1819, le Théâtre de Cismeaua Rosie joue à Bucarest l’«Hécube» d’Euripide.

Les fondements du théâtre rou­main original sont jetés par le prosateur et dramaturge Ion Luca Caragiale.

Musique. Les sources archéo­lo­giques attestent l’exi­stence d’une culture musicale bien individualisée dans la Dacie préromaine et romaine. Au Moyen Age, l’art roumain est une réalité spirituelle originale, la danse valaque étant mentionnée dans les codex musicaux européens.

La musique classique roumaine s’est affirmee par l’œuvre d’un musicien de génie: Georges Enesco, compositeur et violoniste. Le festival international «Georges Enesco» a célébré une fois de plus, lors de sa XIXe édition, la personnalité de l’éminent musicien, avec la participation de prestigieux artistes de la musique contemporaine.

Sur les scènes du monde se sont imposés des interprètes roumains de grande valeur, tels que le chef d’orchestre Sergiu Celibidache, le pianiste Dinu Lipatti, le violoniste Ion Voicu et d’autres instrumentistes célèbres, ainsi que de grands artistes lyriques, de Haricleea Darclée (première interprète du rôle Tosca de l’opéra de Puccini),jusqu’au soprano Angela Gheorghiu.

Cinéma. En 1896, à Bucarest, avaient lieu les premières projections cinématogra­phiques. Après une longue évolution et nombre de succès notables, plusieurs films recents ont reçu des prix aux festivals internationaux. Citons-en «La mort de M. Lazarescu», de Cristi Puiu, distingué à Cannes, en 2005, et le court-métrage «Trafic» de Catalin Mitulescu, qui a remporté la Palme d’Or.

Toujours à Cannes, le film de Corneliu Porumboiu «C’était ou ce n’était pas» a ob­te­nu le prix de début ; deux autres grands succès roumains ont suivi: le film «4 mois, 3 semaines et 2 jours» de Cristian Mun­giu a remporté la Palme d’Or, tandis que le film de Cristian Nemescu, «California dreaming», a reçu le grand prix de la section «Un certain regard».

La quatrième Palme d’Or pour un court-métrage roumain a été remportée par Marian Cri­san, avec «Megatron». En 2009 deux representants de la « nouvelle vague » roumaine ont remporté des nouveaux prix à Cannes : Corneliu Porumboiu avec « Policier, adjectif » et Cristian Mungiu aves « Contes de l’Age d’Or ». D’ailleurs, le prestigieux journal The New York Times écrivait que le festival de Cannes ne saurait plus être appelé ainsi sans un prix pour la Roumanie. 

 

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