La Roumanie en bref

Economie

Avec une population de 22 millions d’habitants, la Roumanie constitue le deuxième grand marché, en Europe centrale. Sa position géographique, l’importance de ses ressources naturelles et la main d’œuvre qualifiée sont autant de facteurs favorisants.

La Roumanie possède des atouts réels, dont:

  • Une excellente position géographique, au carrefour des principales voies commerciales entre l’Europe occidentale et l’Asie, entre l’Europe méridionale (la Méditerranée) et l’Europe du nord;
  • D’importantes facilités de navigation fluviale et maritime (Constanta, le plus grand port à la mer Noire, est située au bout d’un trajet qui relie la mer du Nord à la mer Noire, en empruntant le canal Danube-Rhin-Main);
  • Une main d’œuvre qualifiée à un niveau professionnel reconnu, ayant des spécialistes hautement qualifiés dans les domaines de la technologie de l’information et de l’ingénierie;
  • Une multitude de ressources naturelles (pétrole, gaz, etc.) et de vastes superficies agricoles fertiles;
  • Un immense potentiel touristique;
  • Une structure industrielle bien diversifiée;
  • Une législation attractive, favorable aux investissements étrangers, fondée sur le libre accès, sans discrimination, sur le marché.

Depuis 1990, la Roumanie s’est engagée dans un processus de réforme économique qui accompagnait et dans certains cas facilitait l’intégration dans des institutions et organisations internationales: la CEE, devenue ultérieurement lUnion Européenne, l’OTAN, ainsi que le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale, l’Organisation Mondiale du Commerce, à laquelle la Roumanie est membre fondateur, ou l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economique.

Les années ’90 étaient généralement caractérisées par la récession économique, plus accentuée au cours des premières années de la transition, de 1990 à 1992, lorsque l’économie diminuait de 27%, ainsi que de 1997 à 1999, lorsque la baisse était de 12 %. Cette évolution, accompagnée d’une inflation quasi-permanente et d’une hausse considérable du chômage, était enregistrée sur la toile de fond des mesures de décentralisation, de privatisation et surtout, à partir de 1997, d’accélération de la restructuration économique.

La période allant de 2000 à 2008 fut marquée d’un redressement économique soutenu, à un taux moyen annuel de croissance de plus de 6 %, encore plus élevé de 2003 à 2008, lorsqu’en Roumanie l’on enregistrait une hausse considérable de la consommation et des investissements productifs.

L’amélioration de la qualité du milieu d’affaires, les effets d’un quota unique d’imposition et l’attitude positive des partenaires étrangers vis-à-vis de la Roumanie, dans les conditions de l’adhésion de celle-ci à l’OTAN et à l’UE ont permis d’attirer un volume record d’investissements étrangers directs. De 2005 à 2008, les investissements étrangers directs se montaient à quelque 28 milliards d’euro, soit plus de la moitié des investissements étrangers des 20 dernières années.

Le commerce extérieur a enregistré une hausse significative, tant du point de vue de la quantité que de la qualité. La valeur des échanges commerciaux de la Roumanie augmentait ainsi, tout spécialement ces dernières années, à des taux annuels supérieurs à 10 %. L’année 2008 enregistrait un moment de pointe du commerce extérieur roumain, avec un volume total de quelque 90 milliards d’euro (dont quelque 34 milliards à l’exportation). Les principaux partenaires commerciaux de la Roumanie étaient, pendant cette dernière décennie, l’Allemagne, l’Italie, la France, la Turquie, la Hongrie, les Pays-Bas, la Grande Bretagne et l’Autriche.

Du point de vue de la qualité, la structure des échanges commerciaux avec l’étranger connaissait des évolutions notables, les exportations de la Roumanie comportant toujours plus de produits et services à valeur ajoutée accrue, ce qui reflète la restructuration économique, les dimensions de l’offre de l’économie nationale et la meilleure valorisation des facilités d’accès sur les marchés étrangers. En ce moment, le poids de l’Union Européenne dans le commerce extérieur roumain est de plus de 70%, ce qui reflète le niveau de l’intégration économique dans le marché unique européen.

Dans le contexte des réverbérations de la crise financière globale, déclenchée en automne 2008 et qui engendrait des réductions des flux commerciaux et de crédit, 2009 et 2010 ont été, en Roumanie, des années de récession économique. En dépit de la solidité du système bancaire roumain et des accumulations dans une économie qui avait connu une décennie, à peu prés, de croissance économique, la Roumanie fut affectée par la crise économique et financière globale, son PIB ayant enregistré des baisses de 7 %, en 2009 et probablement de 2 %, en 2010, ces phénomènes étant accompagnés d’une augmentation du déficit budgétaire et du chômage. Les investissements étrangers directs ont diminué, en 2009, pour atteindre quelque 4,5 – 5 milliards d’euro, soit la moitié du niveau atteint au cours de l’année précédente.

Les efforts du gouvernement de limiter les effets de la crise économique étaient orientés vers une croissance économique stimulée, vers le maintien du caractère attractif pour les investisseurs, vers la protection des intérêts économiques de la population affectée par la crise, y compris par la réduction du nombre des taxes et impôts.

Pour prévenir l’apparition de difficultés ultérieures, la Roumanie convenait avec l’UE et les institutions financières internationales un paquet d’assistance financière pour deux années, d’un montant de 20 milliards d’euro. Les principaux objectifs envisagent le soutien de la balance de paiements (spécialement la rationalisation des dépenses dans le secteur public), la garantie d’un flux de crédits et d’investissements et la consolidation des réserves de la banque centrale.

Les perspectives macroéconomiques de la Roumanie viennent de connaître une amélioration sensible, ces derniers temps, sur la toile de fond d’une augmentation de la demande extérieure, même si, pour une certaine période, des problèmes de chômage continueront d’exister.

Le gouvernement roumain se propose de poursuivre ses efforts, pour atteindre les critères de convergence et respecter les conditions du Pacte de Stabilité et de Croissance ainsi que pour assurer, à long terme, la stabilité du taux de change de la monnaie roumaine, en attendant l’adoption de la monnaie unique européenne.

L’on envisage ainsi un rythme soutenu des réformes, l’accent étant mis sur la décentralisation de l’administration publique, sur la mobilisation des fonds publics et de la capacité administrative de proposer des projets visant une meilleure absorption des fonds européens, sur le financement des projets prioritaires du domaine de l’infrastructure, de l’agriculture, de l’éducation, de la santé, de l’énergie, de l’environnement et de la création de nouvelles opportunités d’affaires pour les investisseurs.

Les priorités stratégiques de la Roumanie visent, pour la période suivante, le développement de l’infrastructure, la sécurité énergétique et l’approvisionnement de sources alternatives, la modernisation de l’agriculture, l’accroissement du niveau de qualité de l’enseignement et des services dans la sphère de la santé.

 

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