România

Le Martisor, une des traditions roumaines les plus représentatives

Une broche à accrocher à votre revers célèbre l'arrivée du printemps. Elle est formée d'un fil torsadé rouge (symbolisant l'hiver) et blanc (symbolisant le printemps) - porte-bonheur entouré des petits objets en céramique, verre, métal.

Le 1er mars, les hommes offrent aux jeunes filles et aux femmes un mărţişor, dont on dit qu'il a un rôle protecteur, apportant le bonheur et la chance.

Les pratiques culturelles associées au 1er mars se composent de traditions qui sont transmises depuis des temps anciens pour célébrer le début du printemps.

Cette pratique garantit le passage sûr de l’hiver au printemps.

Le premier jour du printemps était fêté il y a 8 000 ans déjà, selon les découvertes archéologiques. A l'époque des Daces – ancêtres des Roumains –, le  mărţişor était constitué de cailloux peints en rouge et en blanc, enfilés sur un fil.

Les folkloristes ont trouvé des interprétations du mărţişor dans la civilisation antique, lui attribuant une descendance directe des emblèmes du guerrier Mars, vu que le jour des Ides de Mars, lorsque la neige n'était pas encore fondue dans l'entier Empire romain, les campagnes militaires pouvaient démarrer. Le rouge et le blanc signifient donc, à cette époque, vitalité et victoire, d'une part, et purification et inauguration, d'autre part. Puis, il est dit que l'entrelace ment des deux couleurs serait une puissante amulette contre le mauvais-œil, ou encore, un signe de candeur.

Le mărţişor est, dans la culture populaire, liée à la légende de la vieille Dochia (prononcer Dokia) personnage emblématique de l’hiver. Il serait lié au scénario rituel du renouvellement du temps, de la mort et de la naissance symbolique de Dochia. Selon certaines traditions, le fil aurait été tordu par la vieille femme, par dépit, lorsqu'elle vit, alors qu’elle avait fait sortir ses troupeaux à l’herbage, que l’hiver n’avait pas tout à fait terminé son cycle.

Inséparable de la tradition de Dochia des Carpates, le mărţişor constitue une tradition ancestrale roumaine, attestée dans toutes les zones habitées par les Roumains et les Aroumains, que l’on retrouve aussi chez d'autres peuples du centre et du sud-est de l'Europe.

Le « Mărţișor » est entré au Patrimoine mondial immatériel de l’UNESCO

Le dossier multinational intitulé « Les pratiques culturelles associées au 1er Mars » a été proposé en 2016 à l’UNESCO, afin d’être inclus dans la Liste du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité, par quatre pays ayant en partage la tradition du Mărțișor, ou Martenița : la Roumanie, coordonnatrice du dossier, la Bulgarie, l’ex République yougoslave de la Macédoine et la République de Moldova.

En décembre 2017, lors de la session de Jéju (République de Corée), le Comité de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO a décidé l’inclusion des pratiques culturelles associées au 1er Mars dans la Liste du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette reconnaissance de la valeur de cette tradition pour l’humanité représente non seulement un  succès diplomatique pour les quatre pays, mais une garantie de plus pour la préservation et la promotion des valeurs et de l’esprit du Mărțișor, tradition vivante et d’une actualité toujours renouvelée.

 

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